Collection Beya · N°37
Le Bois de vie
Introduction, traduction et notes de Hans van Kasteel
Les éditions Beya présentent ici la première traduction française du Bois de vie. Jean Bracesco naquit à Brescia vers 1482 ; il mourut vers 1555. Médecin et alchimiste, il publia son premier traité, Le Bois de vie, en 1542.
L’ouvrage consiste en une discussion entre Raymond Lulle et un disciple anonyme ayant quitté la Lombardie pour rendre visite au maître installé à Majorque.
Dans ce dialogue, on cite et commente principalement les écrits de Geber, et surtout sa Somme, oeuvre majeure de l’alchimie occidentale.
L’opuscule de Bracesco présente quelques autres traits originaux :
– le premier commentaire connu proposant une explication alchimique plus ou moins développée d’une partie significative de la mythologie grecque ;
– la correction parfois remarquable des textes alchimiques cités, çà et là manifestement corrompus ;
– la manière de présenter et de nommer la matière tant recherchée dont doit se faire la médecine universelle, et qui ne serait autre que le fer.
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M. van Kasteel envisage-t-il également de traduire la "réponse" à Bracesco que Tauladano a publiée dans la collection "Verae Alchemiae" ? :
https://www.e-rara.ch/cgj/content/zoom/1834115
Il serait bon d'avoir des éditions modernes des textes de ces deux "rivaux" alchimiques.
Bonjour JDP,
Honnêtement, je ne connaissais pas le nom de Tauladanus, ni son écrit “Verae Alchemiae”, bien que Ferguson le cite. Merci de me les avoir signalés et d'avoir ajouté un lien. Pour l'heure, mes projets sont tout autres, mais si ce n'est moi, un autre le traduira peut-être un jour, qui sait?
Merci pour la réponse rapide. Il convient de préciser que "Verae Alchemiae" est le nom du recueil de textes alchimiques publié par Grataroli, où la "réponse" de Tauladanus à Bracesco a été publiée pour la première fois. Initialement, Tauladanus était intéressé à contacter Bracesco pour "éclaircir" certains points de ses écrits, mais ne réussissant pas à obtenir une réponse de Bracesco, il rédigea un traité contre Bracesco. Tauladanus a été particulièrement "dérangé" par la déclaration de Bracesco selon laquelle le fer est la "matière" de la pierre philosophale. Si vous trouvez le temps, vous devriez le lire, pour voir "les deux côtés" de l'argument. Peut-être déciderez-vous de le traduire également, car cela donnera aux lecteurs modernes un aperçu plus approfondi de ce "dispute" alchimique du XVIe siècle.
Si je trouve le temps et le courage, je regarderai le traité de Tauladanus de plus près. Et s'il s'avère intéressant (il le sera très probablement!), il y a certes peu de chances que je m'attelle moi-même à une traduction, du moins dans l'immédiat, mais je ne manquerai pas de signaler le texte à des collègues latinistes, collaborateurs de Beya ou autres. Encore un grand merci d'en avoir signalé l'existence.